La définition des compléments alimentaires varie d'un pays à l'autre, abordant généralement le concept de complément alimentaire tout en attribuant parfois des vertus préventives ou thérapeutiques. En France, ces produits sont définis comme des denrées alimentaires destinées à compléter le régime alimentaire normal, offrant une concentration de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, seuls ou combinés (Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006). Ils englobent les nutriments (vitamines, minéraux), les substances à but nutritionnel ou physiologique, ainsi que les plantes et leurs préparations.
La réglementation varie selon les pays et les continents, ce qui pose des défis, notamment avec les achats en ligne provenant fréquemment des États-Unis. Depuis 1994, aux États-Unis, tout produit vendu comme complément alimentaire peut être librement mis sur le marché, avec la Food and Drug Administration (FDA) devant prouver toute toxicité pour retirer un produit du marché. Le lobbying de l'industrie américaine, représenté par le Dietary Supplement Health and Education Act (DSHEA), a permis que toute substance naturelle, même absente de l'alimentation, puisse être vendue comme complément alimentaire.
En Europe, la réglementation est plus stricte, notamment avec le Règlement CE N°258/97 du 27 janvier 1997. En France, la législation est particulièrement rigoureuse, exigeant l'approbation de l'Agence Française de Sécurité Alimentaire (AFSSA) avant la mise sur le marché d'un complément alimentaire. Ces produits sont considérés comme des denrées alimentaires, soumis à des critères stricts de sécurité, et sont conçus pour répondre à des besoins nutritionnels spécifiques, tels que des régimes restrictifs, la grossesse, ou les sportifs. L'AFSSA évalue les risques nutritionnels et sanitaires associés à ces produits et répond aux demandes d'avis émanant des administrations ou des associations de consommateurs.






















