Pour comprendre quel est le lien entre une plante adaptogène et le stress, il est nécessaire de comprendre ce qu'induit le stress. Il existe 3 phases de stress.
La phase d'alarme
Elle met en jeu l’axe hypothalamo-sympathico-adrénergique. Face à un stress, le système nerveux sympathique provoque la libération d‘adrénaline par les glandes surrénales tandis que le système nerveux central stimule la libération de noradrénaline. Cette activation engendre une augmentation de la fréquence cardiaque, de la respiration, de la pression artérielle, du tonus musculaire. Elle active la libération d'acides gras et de sucre afin de fournir de l'énergie. Les pupilles se dilatent. De manière très archaïque, le corps se prépare à fuir ou à combattre. On assiste à une diminution de la mobilité digestive et de toutes les fonctions non nécessaires dans l'immédiat. La production de ces hormones entraîne une fuite de magnésium. La noradrénaline va aussi freiner le GABA, l'hormone du repos. C'est cette baisse d'inhibiteur qui va permettre de libérer le cortisol. Une fois la menace écartée, les systèmes de régulation entrent en jeu, permettant ainsi le retour à l’équilibre.
La phase de résistance
Elle survient lorsque le facteur de stress persiste ou se répète. C’est une phase de résistance spécifique au cours de laquelle l’organisme met en jeu l’axe corticotrope : du cortisol est libéré. Mais le cortisol en excès finit par être neurotoxique car il perturbe la production et la libération des neuro-messagers, notamment celle du GABA, anxiolytique naturel. La digestion fortement perturbée peut également occasionner une baisse de la production de sérotonine. De même l'hormone de croissance et le système immunitaire sont fortement impactés. On assiste à une multitude de symptômes : anxiété, fatigue, palpitations, oppression, spasmes, difficultés de concentration, troubles de la mémoire, perte de motivation, troubles du sommeil. Les problèmes de concentration et de vigilance peuvent conduire à des accidents. À cela s'ajoute une acidification des tissus qui deviennent inflammatoires, et possiblement conduire à certaines pathologies.
La phase d'épuisement
Le stress est devenu chronique et l'organisme ne peut plus résister. Il y a une baisse significative de la production hormonale et une diminution de la résistance physique. Au cours de cette phase, la libération de nombreux neuro-messagers telles que la sérotonine et la dopamine chute ; les réserves sont épuisées, ce qui amplifie le stress. C'est alors que peuvent se manifester des pathologies telles que maladies cardio-vasculaires, ulcères, colites, diabète, burn-out.... On assiste également à un vieillissement accéléré suite à l'inhibition des mécanismes de croissance et à une baisse de la fertilité qui peut conduire à la stérilité. C'est la dépression du système immunitaire et un épuisement des surrénales. Les réserves magnésiennes sont vides et les cellules ne sont plus correctement alimentées.
Les plantes adaptogènes régulent, modulent les fonctions de l’organisme lui permettant d’augmenter sa capacité de résistance. D’une certaine manière, elles aident l’organisme à ne pas basculer dans la phase d’épuisement. Elles interviennent en anticipation. Leur effets sur l’énergie, la vitalité et la résistance au stress passent par le soutien des 3 grands systèmes de l’organisme qui sont intimement liés: hormonal, nerveux et immunitaire.